Aller hop, pour les blondes que nous sommes, et bien commencer la semaine avec une réflexion légère comme une bulle... ;)
Par anna2012 le 9 janv. 2012 - 07:23

Parce que nous nous posons toutes beaucoup de questions, sur lesquelles nous butons régulièrement, parce que je pense que nous sommes, hommes et femmes d'aujourd'hui, une, voire deux, générations, qui tout en ayant encore les repères des générations précédentes, au prise avec une réalité toute autre à vivre, réinventer...
Pour essayer de comprendre ces "nouveaux comportements" des hommes (les livres que nous citons en référence régulièrement sont très intéressants, mais ne prennent pas (forcément) en compte cette "révolution du net" dans les rapports amoureux, et les changements qu'ils induisent depuis maintenant une décennie, un article qui peut aider à réfléchir :
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/rencontres-par-intermittence_48...
N'hésitez pas à mettre vos commentaires sur ce que cette réflexion journalistique évoque pour vous.
Et pour aller plus loin, mais seulement pour celles que la théorie ne rebute pas :), ou à lire par petits bouts (c'est une thèse de doctorat, mais oui, même pas peur... lol!, je n'ai mis que des extraits qui me semblaient éclairants....), car il y a des éléments d'analyse intéressants sur ces questions que nous nous posons régulièrement (pourquoi les hommes restent inscrits sur les sites après nous avoir rencontré; pourquoi ils disent nous aimer, vouloir construire qqs avec nous, et vont (continuent d'aller), dans notre dos, sur les sites de rencontres; pourquoi ça nous fait si mal lorsque nous le découvrons, même lorsqu'il n'y a pas de preuves de "trahisons et adultère "réels" et consommés"; pourquoi certains sont capables de papoter avec nous pendant des semaines virtuellement et disparaissent lorsqu'il s'agit de nous rencontrer; ou après nous avoir rencontré; ou qqs mois après nous avoir rencontré....) :
III – Nouveaux usages, nouveaux comportements III – I Les relations interpersonnelles
« Le temps des marieuses est révolu. Tout se passe aujourd’hui entre deux désirs qui se rencontrent, et la vie de couple ne dure que le temps de l’amour partagé, rarement au-delà. Mais, tandis que les couples se défont, les rencontres sur Internet se multiplient. Est-ce une fuite en avant ou un pas en avant ? ».
Nous avons pleinement pris conscience des différentes manières dont Internet modifiait durablement le rapport que nous entretenions jusqu’ici avec notre environnement, avec autrui, avec nous-mêmes.
Nous poursuivrons donc cette approche de la transformation des modes de communication à travers un phénomène tout à fait singulier, mais qui regroupe pourtant derrière son apparence plutôt légère, tous les apparats d’une cyberdépendance dissimulée, ainsi qu’un questionnement primordial sur les enjeux communicationnels de la relation numérique à distance.
Il s’ agit avant tout de faire émerger les nouveaux usages et les nouveaux comportements. Finalement, l’usage premier d’Internet a-t-il été véritablement détourné lors de la pratique de la parade amoureuse ? A priori, non. Car si cet outil permet effectivement d’augmenter les capacités de communication, d’échanges et de diffusion de la pensée, alors le détournement technologique annoncé semble infondé. Les relations intimes ont seulement su profiter de l’instantanéité octroyée par la virtualité du réseau.
La psychologue Kimberley S. Young a élaboré un modèle qui permet de comprendre l’engouement pour le cybersexe. Baptisé «Anonymity, Convenience, Escape Model of Cybersexual Addiction » (ACE), il met en exergue :
• L’anonymat, [...] qui permet à certaines personnes de réaliser des fantasmes sans l’embarras d’avoir à se procurer du matériel pornographique ;
• La commodité du cybersexe, qui procure un accès immédiat aux sites à caractère sexuel ;
• L’évasion mentale, qui peut être semblable au shoot que procurent certaines drogues ;
• L’illusion, enfin et, peut-être surtout, que tout est possible ».
Cette nouvelle manière de concevoir la sexualité soulève une quantité impressionnante de questions, en termes de comportements sur les internautes de la jeune génération, pour qui le choix de vivre réellement ou virtuellement sa sexualité sera désormais posé. Si les relations - sociales ou intimes - se révèlent trop contraignantes à assumer, alors la cybersexualité pourrait être envisagée comme un mode prochain de substitution à la sexualité, telle que nous la vivions jusqu’à présent.
Comment peut-on faire coexister virtuosité de la manipulation technique et volonté latente de transgresser les règles du jeu amoureux ? Cela passe d’abord par la volonté de chaque internaute face à son écran, ce dernier étant néanmoins tributaire de tout un arsenal érotico- pornographique mis à sa disposition, à son insu dans de nombreux cas.
Parfois, cette offre sexuelle est parfaitement assumée et même revendiquée par les sites qui en sont les concepteurs. Ainsi, certains sites Internet vantent et encouragent sans aucune retenue, la pratique de l’adultère, prétextant bien souvent un irrépréhensible besoin de changement ou de découverte de nouveaux horizons. Ces sites ont pour objectif premier la déculpabilisation de l’internaute apprenti fraudeur, avec si possible, passage à l’adhésion de la doctrine adultérine.
L’intérêt de nos observations se situe au niveau de cette frontière invisible présente entre désirs virtuels et passages à l’acte réels. Car la sexualité sur Internet participe à la recomposition de la sexualité dans la réalité. Ainsi, de nombreux sujet trompés et abusés, vivent cette trahison, qui peut seulement demeurer virtuelle, comme un affront aussi puissant que s’il s’agissait d’un adultère commis dans le réel.
Les nouvelles technologies ont donc engendré une nouvelle manière de vivre son insouciance, tout en propageant la possibilité d’une souffrance démesurée pour le partenaire lésé.
Deux facteurs semblent être à l’origine de cette propension à l’adultère sur le Net. Tout d’abord, la facilité d’accès au réseau, permettant d’approcher ce monde interdit à partir de quelques clics de souris seulement, mais aussi le sentiment de confidentialité et d’anonymat généré par le Web, où l’individu incriminé dans ce genre de pratiques palliatives, n’a plus à redouter la terrible honte sociale vécue dans la réalité, s’il devait assouvir ses fantasmes en utilisant des voies plus traditionnelles.
L’écran comme intermédiaire est l’assurance de la satisfaction du plaisir sans risque. Le sentiment de haute trahison ressenti par le partenaire trompé est d’autant plus mal digéré qu’il est accompli par le recours à une machine, dont la froideur d’âme n’a d’égal que le mépris alors affiché par cet outil vecteur de duperie. Dans un tel cas de figure, la machine réactive les antiques représentations sociales visant à faire de la machine, en l’occurrence ici de l’ordinateur, un facteur de rivalité significatif pour l’humain.
Au-delà de ces effets pervers, l’intérêt de notre démarche est contenu dans la portée socioculturelle des nouvelles technologies, et de leur puissante capacité à transformer notre relation aux autres, nos usages quotidiens, notre perception des évènements vécus ou subis. Le réseau mondial est en train de faire évoluer les comportements sexuels.
Internet s’est donc mué en une entité réalisatrice des fantasmes humains, qui n’a pourtant pas d’effet si l’on observe attentivement les comportements lors de l’entame d’une relation amoureuse réelle, durant laquelle l’harmonie est l’unique moteur du couple. Le temps émoustille cette homogénéité et le sentiment que les choses ne « sont plus tout à fait comme avant », apparaît.
Le fantasme de l’adultère prend vie dans cette frustration d’affronter un partenaire qui s’éloigne peu à peu de nous, de nos envies. L’extériorité du couple se fait alors tentante, puisque le corps de l’autre ne centralise plus la somme des fantasmes passés. Le virtuel se présente alors comme le terrain idéal de la possibilité de l’adultère, dans la mesure où il permet une tentative plutôt rassurante et peu risquée dans un premier temps, de l’expérience de transgression. L’étape prochaine, est le désir comblé de l’internaute, qui a effectivement vécu cette expérience de l’adultère virtuelle comme une situation euphorisante et émancipatrice.
La voie vers un investissement dans le virtuel se fait toujours plus large. Comme la confusion entre le réel et le virtuel existe à partir du moment où le virtuel n’est plus décodé par le symbolique, le virtuel devient de l’imaginaire vécu comme réalité. Le sujet est désormais cyberdépendant, prenant à présent conscience de son état, qui le ramène inexorablement à un constat d’échec et d’insatisfaction perpétuelle. Le cycle de la cyberdépendance peut à nouveau s’enclencher.
- confidences de anna2012 •
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Anna, tu sais quoi ?
Par S-comme... le 9 janv. 2012 - 07:47.
Tes pavés sont des pavés....
Ne pourrais-tu synthétiser et aller directement à l'essentiel ?
Pour ma part, je ne te lis pas, malgré les paragraphes et le non-emploi du langage sms.
On critique souvent celles qui font de même, sans paragraphe.
Avec ou sans paragraphe, c'est bonnet blanc et blanc bonnet... indigeste.
Ceci ne concerne que moi. Les autres vont sûrement te lire et te répondre.
Très froid votre commentaire
Par ladydine le 9 janv. 2012 - 15:10.
Très froid votre commentaire
Déjà j'achoppe sur la première phrase
Par Ellarose le 9 janv. 2012 - 08:13.
"Le temps des marieuses est révolu."
Faux : ces trois dernières années je connais trois couples qui se sont mariés ou sont se sont installés ensemble, suite à une rencontre provoquée par un(e) ami(e). Alors j'ai des doutes sur la suite... J'ai lu 5 ou 6 lignes. Ce style péremptoire, généraliste et prétentieux me paraît totalement déconnecté de la réalité.
Ca me rappelle un autre extrait de pseudo-thèse "publié" ici par je ne sais plus qui, sur l'évolution du style de vie de "LA" femme, utilisant la description de la femme soi-disant arriérée comme faire valoir de la femme émancipée. Un texte qui était d'un ridicule achevé et pourtant réellement universitaire.
Edit : bien sûr j'espère que ce n'est pas de toi Anna...
Perso
Par Mangue le 9 janv. 2012 - 08:08.
tout ce qui est statistique, livres sur la sexualité, le comportement des hommes ou des femmes etc.... JE FUIS.....
ce post n'est qu'un
Par anna2012 le 9 janv. 2012 - 08:19.
ce post n'est qu'un complément de questionnements en marge de nos expériences persos, passionnantes et enrichissantes, avec d'autres éclairages, plus distancés, une approche sociologique plus générale de ce que nous vivons toutes.
Si sans même avoir lu, ou en "diagonale" comme vous le faites et l'avais reconnu, vous réagissez de manière épidermique et centrée sur votre expérience individuelle prétendant à l'universalité, pas la peine d'aller plus loin, effectivement. Pas la peine de dégoutter les autres non plus....
Non, pas ma plume, la thèse....
http://www.crje.fr/otakisme_oliveri.pdf
et je n'adhère pas en bloc à tout ce qui est dit, néanmoins, j'essaie de cultiver mon "ouverture d'esprit", d'enrichir mes réflexions, et de prendre un peu de recul par rapport à ce que je vis...
Donc pas la peine de sortir les kalachnikovs dans les 3 secondes, sans même essayer de comprendre le pourquoi du comment des posts des autres. Je vous laisse vos armes à feux de guerrières, (vos buchers visant à éradiquer tout ce qui vous est différent, étranger... cet autre si "dangereux" pour vous et vos certitudes...).
La guerre ne m'intéresse pas... juste l'échange, le dialogue, (avec celles que ça intéresse), sous forme ludique, fun, enjouée, légère, ou sérieuse aussi parfois... Peace, love & rock'n'roll les filles!
contactez moi
Par ladydine le 9 janv. 2012 - 19:44.
Belle réponse ! continuez je comprends votre travail, étant bien concernée sur ce sujet. Votre sujet n'est ni un pavé et mérite d'être lu. Il y aura toujours des ignorants refusant l'ouverture.
La sociologie et les études comportementales le confirment.
Bravo
LOL Anna
Par Mangue le 9 janv. 2012 - 08:21.
je n'ai pas de fusils à pompe non plus LOL, mais toutes ces thèses me font fuir vraiment !
je ne parlais pas pour toi,
Par anna2012 le 9 janv. 2012 - 08:33.
je ne parlais pas pour toi, ton commentaire est venu s'insérer entre ma réponse que j'étais en train d'écrire et les deux autres commentaires... ;) Je comprends tout à fait que cela puisse te faire fuir, mais moi, ça m'intéresse, et peut-être que d'autres aussi... Mais personne n'est "obligé" de lire, c'est l'auberge espagnole ici, on vient avec ce que l'on a, on prend et on donne ce qu'on veut, enfin me semble-t-il...
Je trouve cela enrichissant,
Par cevenpro le 9 janv. 2012 - 08:36.
merci Anna.
ouf!
Par anna2012 le 9 janv. 2012 - 08:43.
merci merci Ceven ;)
Pas de soucis
Par Mangue le 9 janv. 2012 - 08:36.
Je comprends LOL
Et je suis certaine que cela va en intéresser d'autres !
Je n'ai pas vu de balle fuser moi non plus !
Par Ellarose le 9 janv. 2012 - 08:41.
Je dis juste que pour moi CE TYPE de "thèse" sociologique témoigne de prétention creuse.
et puis j'ai mis ce post dans
Par anna2012 le 9 janv. 2012 - 08:41.
et puis j'ai mis ce post dans la section "site de rencontre"... qui nous touche toutes de près ou de loin, et génère beaucoup d'interrogation de notre part, de part ces "nouveaux comportements" qu'ils ont générés, et qui questionnent aussi maintenant les universitaires, sociologues, journalistes, etc... bisous bisous (pas trop intello ou pavé ce langage là? lol)
Merci Anna ...
Par oxygene2 le 9 janv. 2012 - 09:34.
J'aime avoir un avis extérieur sur ce que l'on peut vivre, que cela soit du "pratico pratique" au travers des expériences de chacune ou plus théorisant sur des écrits...après on y pioche ce que l'on veut bien y piocher mais c'est toujours intéressant d'éclairer sa lanterne ;) et cela confronte à des accords ou désaccords sur certains points de vues orientés...donc merci...j'ai lu et j'irai voir ce que raconte la thèse (même pas peur ;)). @+ de vous lire toutes :)
Wouhhhhhhh tu me fais peur
Par Théo-Rison le 9 janv. 2012 - 10:19.
Wouhhhhhhh tu me fais peur dès le matin ! Oui je viens de me réveiller !
:)
Mais je m'atèle à la tâche dès que j'aurais fini mon 3e café, à tout à l'heure :)
pour ma part
Par maxmaraa le 9 janv. 2012 - 10:20.
comme toi anna , j'aime lire et apprendre curieuse de ce qui s'ecrit et se dit
pas evident a lire c'est certain , je n'irai pas jusqu'a lire la these entiere
le coté site adulterin ne me concerne pas encore et les sites de rencontres j'ai appris a m'en passer (pas sans douleur) et a en faire mon deuil
mais ce n'est pas parce que certaines n'aiment pas ton post que tu dois arreter d'en mettre , çà peut parler à certaines et moins à d'autres
moi en tout cas j'aime bien
L'express : c'est mignon cet
Par Théo-Rison le 9 janv. 2012 - 10:51.
L'express : c'est mignon cet intérêt porté aux rencontres 2.0 mais il n'y a rien dedans ! L'article se trouve très bien dans un quotidien de ce nom, il est limite expéditif. On dirait plus une accroche à une éventuelle réflexion, voir une introduction plutôt qu'un semblant d'analyse véridique.
L'extrait que tu nous a fourni, est trop accès sur le cybersexe, ça me parait intéressant, mais j'ai du mal à faire le lien entre l'article de l'express et l'extrait. Il me semble que l'express parle globalement des relations amoureuses (ou pseudo relations amoureuses, tentative de séduction, peur de la solitude...), le cybersexe et l'adultère sont d'un autre domaine non ?
Vu que tu as donné le lien de la thèse plus bas, je vais lire certaines parties, ça me parait intéressant.
J'ajoute que, si le sujet t'intéresse, il y'a Sex@amour de Kauffmann qui décrit et analyse les nouveaux rapports amoureux engrangés par les sites de rencontre (axé tout de même aux sites de type Adopte un mec). C'est le seul bouquin que j'ai trouvé qui est centré sur le sujet, dans lequel je me suis reconnue (éh ouais, on parle principalement de ma génération dedans !), et qui est accessible au plus grand nombre.
Alors alors
Par timok le 9 janv. 2012 - 10:54.
ce que tu dis en préambule, je l'avais déja pointé, dans une réflexion que je m'étais faite, mais au delà des comportements de l'homme ou la femme dans ses rapports au net, je m'étais questionnée sur les évolutions que cela pourrait engendrer au niveau du couple...
( Ce questionnement n'avait pas été perçu comme tel, mal interprété ou jugé carrément irrecevable car inséré dans des commentaires sur ma relation avec mon ange...qui restait connecté pour des échanges qu'il jugeait enrichissants.. Non non, pas tirer à vue de nouveau, sourires ! )
Même si les thèses universitaires sont parfois fumeuses, il y a dans celle-ci des pistes que je trouve particulièrement dignes d'intêret, et je te remercie car je pressens quelque débats animés avec nos amis !
Ceci étant, si j'apprécie de débattre, je n'aime pas les déclarations ladidaires du style " le temps des marieuses est révolu ", qui laisse supposer en outre que ce sont les nouvelles technologies qui prennent le relai. Et de quel désir parle-t-on ?
Bref, s' il y a à piocher dans ce pavé ( dont on ne sait si l'auteur a glâné ses idées ou si elles sont vraiment issues de ses cogitations et de ses expériences tant elles paraissent parfois juxtaposées ) chaque paragraphe provoquant son lot d'idées et de réactions en chaîne, il va me falloir du temps pour le digérer...
Bons sujets de réflexion en solo ou en couple, je trouve, pour peu qu'on aime se questionner sur tout .
Ce qui me laisse en revanche tristement rêveuse , c'est que là où femmes et hommes de bonne volonté peinent encore tant à assoir l'égalité des sexes, le Net s'est invité avec son monde de fantasmes, générant une instabilité dont l'avenir nous dira quel genre de relations femme/homme il engendrera... Sigh !!
Quant à dire que c'est léger comme une bulle...
c'était une boutade, la
Par anna2012 le 9 janv. 2012 - 12:06.
c'était une boutade, la légèreté comme une bulle, de même que le fait que nous soyons des blondes... capables de se faire un avis sur une thèse doctorale ;)
A la base, je cherchais des infos, perso, sur le concept de génération zapette, ou zapping, dans le domaine amoureux, thèse qui fleurit ça et là. Puis, je suis tombé de lien en lien là-dessus. Ca m'a interpellé, a généré des questions, et je me suis dit que cela serait intéressant de partager cela avec vous...
L'express survole la question, et pose effectivement un préalable manichéen accrocheur site (virtuel) vs réel (marieuse terme complètement désuet du reste) mais qu'il faut dépasser, car la suite pose tout de même quelques questions intéressantes. L'auteur de l'article site en préambule une phrase d'un sociologue, reprise dans la thèse également, d'où le lien.
Concernant la thèse, je n'avais mis que qqs extraits choisis, ils sont axés dans la thèse sur la cyberdépendance. Mais intéressant à mon sens pour éclairer certains comportements en ligne (récurrents) chez certains (beaucoup d') hommes.... qui nous laissent souvent sans voix ici, où auxquels nous essayons de répondre de façon empirique, en fonction de nos expériences, ce qui est formidable du reste, encore une fois, il ne s'agit pas d'opposer les choses, mais de les mettre en lumière, un avis, un éclairage, une réponse, n'excluant pas les autres.
Je n'ai mis le lien vers la thèse que pour donner ma source. Mais à mes heures perdues, j'avoue que cette lecture est intéressante, car le doctorant se positionne clairement quant à son angle, à l'objet de sa recherche, cite ses sources, s'appuie sur des études... C'est lisible, et basé sur du vécu, de l'expérience. Et représente 4 ans de recherches quand même, encadrée par des directeurs de recherche et validé par un jury qui ne sont, somme toute, pas des crétins.
Après on prend ce qu'on veut (la partie japonaise sur l'otaku et ce "repli sur soi" pour ne plus vivre sa vie que de son foyer en focalisant sur "une passion", en l'occurrence le net là, dans cette thèse, qu'il a étudié aussi, wouah...)
Je vais lire Kaufmann, merci pour l'info.
Morceaux choisis :
Par Théo-Rison le 9 janv. 2012 - 11:41.
Morceaux choisis : <
Dans un tel schéma, la relation virtuelle semble représenter une « valeur morale » moindre, avec laquelle un individu peut se dispenser d’en apprendre davantage sur le lien ainsi noué, à la différence d’une relation amicale, familiale ou amoureuse réelle, pour laquelle un investissement personnel plus lourd se fera ressentir chez le sujet concerné.>>
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<>
<>
ça m'a semblé pertinent, pour les notions de nouveauté, de contrôle des relations, de peur.
Effectivement, je pense que lorsqu'on multiplie les rencontres via internet, sans s'engager réellement (donc sans se faire découvrir et sans découvrir l'autre), ça permet de garder un certain contrôle de soi, de sa relation à l'autre tandis que le sentiment amoureux lui, est incontrôlable.
J'en ai déjà parlé 20000 fois ici, mais tout ça mis en parallèle avec une société où tout va plus vite, ou le besoin de nouveauté se fait plus pressent en rapport à ces impression de lassitude et d'ennui qui deviennent prépondérants, l'outil internet (et les sites de rencontre) devient le vecteur idéal, puisque tellement facile d'accès en regard de la richesse des contenu proposés et de la multiplicité des contacts.
Bref, j'aime bien la phrase : "la logique de consommation a contaminé la logique relationnelle" (de je ne sais plus qui).
L'être humain, placé derrière sa machine ne peut plus être perçu réellement comme un être humain (avec une "âme"), il est obligatoirement perçu en premier abord comme une prolongation de la machine qu'on utilise. La déshumanisation de l'autre permet à certains d'avoir un comportement considéré comme abject (ceux qui zappent sans explication, ceux qui utilisent comme plan Q, ceux qui trompent, ceux qui restent sur les sites...). Déshumaniser c'est contrôler ses émotions.
Enfin, moi je perçois tout ça comme ça, il est possible que je me trompe :D
Mouarf, y'a des paragraphes
Par Théo-Rison le 9 janv. 2012 - 11:43.
Mouarf, y'a des paragraphes qui ont sauté... Je les ai chopés dans le II et III du chapitre II.
Les deux parties que je considère les plus pertinentes en regard de ce qu'on peut lire ici.
Anna, si tu veux de la
Par Théo-Rison le 9 janv. 2012 - 12:19.
Anna, si tu veux de la lecture : http://www.cairn.info/revue-reseaux-2006-4-page-269.htm :D
Et tu peux effectuer ta recherche dans google books et google scholar.
Google books : une partie des ouvrages déjà publiés.
Google scholar : ouvrages universitaires, la plupart du temps sous forme d'articles.
merci, merci, je vais lire.
Par anna2012 le 9 janv. 2012 - 12:29.
merci, merci, je vais lire. Je ne sais pas si ça m'aidera à me trouver un amoureux, mais je pourrais toujours ouvrir un cabinet de Sex&feelings doctor spécialisé dans le "in bed with web". Lol!
Oui, c'est comme ça aussi que
Par anna2012 le 9 janv. 2012 - 12:33.
Oui, c'est comme ça aussi que je l'ai lu.
Dans mon post, la première partie me questionnait (indépendamment de la question de la cyberdépendance, ou de l'adultère qu'internet favorise) quant à cet
• "anonymat" ("qui permet à certaines personnes de réaliser des fantasmes") que le net permet, faisant pour certains sauter tous leurs verrous comportementaux et de respect de l'autre dans la vie réelle. Eclairant quant aux comportements de :
- tous ceux qui mènent en bateau en dialoguant, tchatant, parfois des semaines durant, et ne font jamais le saut dans le concret.
- Ou le font, mais se rétractent tout aussi vite après la rencontre (nous avons plusieurs exemples ici de ce cas, du mec qui, malgré un rv réel, un feeling, se rebariquade ensuite dans une relation virtuelle (msn, cam, etc... fuyant le réel, la rencontre à nouveau, mais incapable non plus de dire à la femme qu'ils ont rencontré et qui espère elle une vraie relation : "tu ne me plais pas").
- ou se lache en insultant virtuellement une femme car elle n'a pas de photos, ou ne répond pas au tchat, etc...
• "L’évasion mentale, qui peut être semblable au shoot que procurent certaines drogues" :
applicables à ceux qui ne peuvent décrocher des sites, même après une jolie rencontre, voire la mise en place d'une relation, ayant besoin de leur "shoot" de nouveautés, fantasmes de tous les possibles.
La deuxième partie sur l'adultère favorisé par le net et les sites de rencontre, c'est plus en référence au "pourquoi trouvons nous ou retrouvons nous (lorsque la rencontre s'est faite via le net), notre mec sur les sites alors que nous sommes en couple, qu'il nous dit dans le même temps qu'il nous aime, veut faire sa vie avec nous"?. Pis qu'il nous répond "Mais c'est rien mon amour. pardonne moi, je ne recommencerai pas, je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça. L'ennui, la peur de l'avenir, l'incertitude quant à notre couple... mais je fais que papoter, je ne te trompe pas". :(
Dans tous les cas, en dehors
Par Théo-Rison le 9 janv. 2012 - 12:57.
Dans tous les cas, en dehors du fait de débattre sur le sujet, ça nous permet au moins de comprendre certains comportements au delà des "c'est un salaud, il cherche un plan cul", la réalité n'est jamais si simple, au vu de la complexité des personnalités.
J'ai jamais aimé schématiser ;)
Ici, on demande beaucoup d'avis, tentatives de compréhension de certains comportements, mais au final on est "qui" pour décider de ce qui se passe dans la tête de l'autre et qui touche à son intimité, son fonctionnement relationnel ?
Je continuerais à penser que les pistes de réflexion, les connaissances se trouvent dans les bouquins. En dehors de nos expériences personnelles (qui comptent !!!), il y'a des gens qui sont payés pour faire ça, qui jouent leur rôle dans la compréhension de l'humain, qui parfois nous échappe par manque de recul ou manque de connaissance associées (on n'est pas omniscients !!!!).
Sujet intéressant
Par ELGDP92 le 10 janv. 2012 - 11:33.
merci Anna pour ces références supplémentaires!
Qui es tu anna???
Par MardeMarseille (non vérifié) le 11 janv. 2012 - 15:06.
Qui es tu anna??? es tu Hannah ma cousine??
Oui je sais je peux me tromper....Mais curieusement j'ai une cousine qui est blonde et qui s'appelle Hannah....hahaha
Et je la connais assez pour avoir écrit ce genre d'article...
Gros bisous,
Marianne de Marseille
ce coup de projecteur me fait
Par anna2012 le 11 janv. 2012 - 19:38.
ce coup de projecteur me fait rougir... °^_^°
Qui suis-je...? Vaste question à laquelle... je n'ai pas encore trouvé la réponse!
Mais, à ma connaissance, pas ta cousine Hannah...
Je n'ai pas de cousine à Marseille (ville que j'adore par ailleurs)... Non plus qui s'appelle Marianne... :(
Mais je veux bien être ta cousine virtuelle! J'aime cette idée de se choisir une famille de coeur! :)
Et pour la petite histoire, je n'ai écrit ni l'article (de l'Express), ni la thèse, mais le post et le texte introductif, oui!
Des gros bisous... et mille roses trémières
Ok cousine virtuelle!! ça me plait bien...
Par MardeMarseille (non vérifié) le 15 janv. 2012 - 14:10.
Parfois le monde est petit, mais le virtuel est vaste!!
Il est vrai que cela me semblait un peu fou que tu sois réellement ma cousine!
De gros bisous ensoleillés de ma planète folle, et une bonne lecture des posts!
Mar.....
Merci très chère cousine
Par anna2012 le 15 janv. 2012 - 16:13.
Merci très chère cousine Marianne, reçu tes bisous plein de soleil 5/5 cet apm... suis même allée faire une ballade à la plage, que du bonheur! :)
Kiss kiss
Le virtuel tue t il l'amour vrai ? les vraies relations ?
Par Loanna le 11 janv. 2012 - 16:01.
est ce un coup de blues ou du réalisme, mais je suis tout à coup assez morose sur l'évolution des relations hommes femmes.
je viens de voir un reportage sur la bbc : young Japanese have no interest in sex
http://www.bbc.co.uk/news/world-16500768
ce qui me frappe c que les Japonais sont saturés d'images, d'informations, d'internet, de romances virtuelles, et pour leur vie perso , c le désert...
est ce cela ce qui nous attend ? ... ^^
Big question !!!
Loanna, perso je pense qu'on
Par Théo-Rison le 11 janv. 2012 - 18:23.
Loanna, perso je pense qu'on en arrivera pas à de telles extrémités tout simplement parce que nous n'avons pas la même culture que les japonais !
Après, je connais mal leur histoire, mais à priori ce sont beaucoup d'enfants uniques, ils ont appris à vivre seuls, il y'a beaucoup d'enfants rois là bas, et les parents les gavent de technologie... Peut être que ceci explique en partie cela.
- les japonais ne regardent
Par S-comme... le 11 janv. 2012 - 19:18.
- les japonais ne regardent pas les filles dans la rue (ni personne d'ailleurs) c'ets dans leur culture.
- Les femmes "émancipées" que j'ai rencontré, se plaignent du machisme des hommes. Là-bas les femmes sont encore au foyer.
- les hommes sortent seuls dans les bars, entre hommes (du bureau, une façon d'avoir des rapports familiers avec les chefs, ce qui est impensable au sein de l'entreprise).
Dans les bars, il y a de jolies filles qui ne sont pas des entraineuses nécessairement.
Le soir, ils peuvent ne pas rentrer chez eux, soit parce qu'ils ont trop bu, soit parce qu'ils ont raté le dernier train préférant dormir dans les hotels capsules qui sont près des gares
- Dans les villes, les logements sont petits ou les générations vivent ensemble. Du coup, si on veut faire l'amour on va dans des hotels prévus pour cela. C'est courant et les love-hotel sont nombreux et accessibles financierement. (mais c'est pas bandant pour un sou)
- la société japonaise est très très loin de la notre. On ne peut pas comparer, ni penser qu'ils sont avant gardistes... et qu'un jour ce sera notre tour.
Entre tradition, enfant unique et libido pas très développée (dixit des japonaises du Japon...)... les japonaises ne sont pas bien servies.
Pensons à elles
@Loanna : oui, ce reportage
Par anna2012 le 11 janv. 2012 - 19:05.
@Loanna : oui, ce reportage est... déprimant quant à la réalité (l'avenir?) des relations hommes/femmes :(
Certes Théo, leur culture est différente de la notre, et peut expliquer en partie ce repli sur soi individualiste et autosuffisant, mais, je retiens surtout dans ces témoignages le fait que ces jeunes femmes japonaises émancipées, autonomes financièrement, et "strong" seules comme elles le disent, se sentent en parfait décalage avec les hommes japonais de leur âge. Au point de s'en passer... (et inversement, mais les raisons côté garçon ont plus avoir avec des questions... d'intendance)
En même temps Loanna, il en suffirait que d'un, The Good One, (pas forcément japonais, t'es pas obligé, enfin tu fais comme tu veux), pour ranger au placard toutes tes inquiétudes et ta morosité... :))
(c'est valable pour moi aussi..., mais pas japonais svp, quoi que, l'acteur de l'Amant m'avait fait grande grande impression à l'époque, mais je crois qu'il est métisse, ça risque de ne ranger au placard que la moitié de mes inquiétudes ou de ma morosité... bon à voir, balance Cupidon, les Good One, on triera!)
@ Anna, ben oui t'as pas tort ...
Par Loanna le 11 janv. 2012 - 19:05.
il suffirait d'un Good one, comme tu dis, pour que je sois un peu moins morose... mais en attendant, je le suis quand même un petit peu...
sauf si tu m'invites ds ta cuisine, sur un coin de table à prendre le café ! même virtuellement , ça réchauffe et ça fait du bien :))
ps : alors c toi la Hannah de Marde marseille ?
j'allais répondre.... ;) Je
Par anna2012 le 11 janv. 2012 - 19:22.
@ps : j'allais répondre.... ;) Je vais répondre... petite curieuse!
Dans ma cuisine, comme dans mon coeur, il y a toujours de la place... ils sont extensibles, indéfiniment!
Il y a une grande table, une dizaine de chaises autour, et d'autres empilées dans un coin pour lorsque nécessaire. Il y a toujours du café chaud, des gâteaux maison sur un coin de table (quand je suis un peu vnr, ou un peu triste, ou dépitée, (ou gaie aussi quand même, souvent...), je cuisine... des gâteaux, des gauf', des crêpes, pour les enfants et... ceux qui passent).
J'ai un très bon petit thé vert japonais, (lol, pile poil dans le sujet) aussi... détox, parce qu'à force de boire et de boire du café chaud et sucré, on fait des bonds de kangourous et ma cuisine ressemble un peu à une jungle australienne...
Tu viens quand tu veux, il y a et aura toujours un coin de table, une tasse de café chaud et un bout de gato maison, comme pour toutes celles qui en on envie, ou besoin...
oh Anna, tu es un amour !
Par Loanna le 11 janv. 2012 - 19:35.
big bisous ! :))
dis donc, ta maison, c un peu comme une grande famille !
ps : moi aussi j'aime bien le thé vert.
Le printemps arrive ma belle,
Par anna2012 le 11 janv. 2012 - 19:46.
Le printemps arrive ma belle, il y avait un grand soleil chez moi cet après-midi...
Il faut tenir le coup encore qqs semaines, et tu vas voir, nous allons revivre, ressortir nos petites robes et nos petits minois en terrasse devant laquelle viendront trainer leurs basques (et leurs jolis minois) tous les Good One de la terre... il n'y aura plus qu'à tendre le bras pour en cueillir un plein de sève nouvelle!
Bisous :)
Anna j'abore aussi du Thé vert....
Par 6Harmonie le 11 janv. 2012 - 19:51.
....Mais il faut que j'ajoute un peu de miel sinon je trouve un goût un peu amer.
.......Je te trouve très drôle là Anna.....Continue comme tu es, on t'apprécie comme ça, change surtout pas. Franchement, ce forum me fait tellement du bien pour mon moral, amusant et réconfortant en même temps
Bisous!!
XXX
Pas de pbm, j'ai aussi du
Par anna2012 le 11 janv. 2012 - 20:32.
Pas de pbm, j'ai aussi du miel à la maison!
Aller hop, une chaise de plus et une petite place pour Harmonie sur notre coin de table...
xox
Très gentille Anna..... Mais je n'aime pas le coin
Par 6Harmonie le 11 janv. 2012 - 20:35.
........Mais j'aime au milieu ....Et je ne prends pas beaucoup de place, je pèse juste 46 kg LOL !!